20.02.2011
Bruges et son musée qui donne la frite...
En voilà un samedi qui s'annonçait bien, et ce malgré les clabauderies colportées la veille par météo France... Bon c'est vrai que le route était bien mouillée et que le plafond était bas mais rien ni personne n'aurait pu nous enlever ce petit sourire que nous avions au coin des lèvres rien qu'à l'idée de nous balader à moto durant toute cette journée. Qui plus est, un soupçon de soleil était annoncé en cours de journée, alors...
Nous voilà partis pour une petite randonnée qui au terme d'environ 130 kms, via des chemins détournés, est censée nous mener en la bonne ville de Bruges.
Tous se passe formidablement bien malgré un réseau routier passablement détérioré en
raison d'un épisode hivernal dont nous avons encore le souvenir. À une trentaine de kms de la Venise du Nord, il est décidé de faire une halte technique en la bonne ville d' Alteer où il était prévu que Did'j prenne le relais en tête de la meute, dûment équipé de son GPS, afin de nous amener au plus près du désormais célèbre « Frietmuséum », sans avoir à consulter un plan ou à devoir chercher son chemin dans le dédale de la vieille ville. Nous ne savions pas encore que notre pâtissier-camionneur allait écrire une nouvelle page d'histoire de notre club.
Tant que nous étions sur les grands axes, tout allait bien. C'est, comme je le redoutais un peu, dés que nous avons franchi les portes de l'antique cité que les affaires se sont corsées. Les touristes étaient nombreux et il y avait quantité de piétons qui flânaient nonchalamment sur les rues pavées et encore luisantes d'une pluie fine tombée récemment. Quelques voitures hippomobiles charriaient leurs lots de pérégrins ébahis dans les rues souvent à sens unique.
Derrière, nous profitons égoïstement du paysage et ne prêtons pas particulièrement attention à l'itinéraire emprunté par notre ouvreur, tort nous en a pris...
Au bout de trente minutes à déambuler dans d'étroites ruelles médiévales, je m'aperçus que nous étions déjà passés à deux reprises devant certains bâtiments et que nous étions bien partis pour y repasser une troisième fois. Un rapide coup d'œil à l'avant de la rame me fait tout de suite comprendre la situation. Did'j, le nez dans le guidon et complétement absorbé par son GPS, ne se rend compte absolument de rien. Pour lui, nous sommes sur la bonne route, « Obligatoirement, puisque c'est le GPS qui le dit..! ». Malgré tout, on sent l'homme énervé et sa tendance à vouloir s'engager dans les sens interdits tout en invectivant plus ou moins vertement les cochers qui circulent en sens inverse, en disent long sur son état d'esprit à cet instant précis.
Il est temps de faire cesser la plaisanterie et de se porter à la hauteur de notre guide urbain
afin de connaître ses intentions. Et c'est alors qu'il nous déclare tout de go, que le musée de la frite n'est pas accessible aux engins à moteur et que la seule solution envisageable est de nous garer à environ 300 mètres du site. Nous acquiesçons aussitôt, tant nous ne voulions mettre en doute la parole de ce professionnel de la route.
Aussitôt dit, aussitôt fait et c'est à pied que nous arrivâmes à destination, sur une place où sont stationnées quantités de voitures et où un parking réservé aux motos est implanté devant la porte du fameux musée ...CQFD. Il apparaît comme certain que la gamelle/Casquette va changer de tête très prochainement.
Sur le site nous retrouvons le reste de l'équipe qui, en nous attendant, s'était déjà mis à table.
Je passerai sur l'enrichissante et très intéressante visite du http://www.frietmuseum.be que je conseille vivement à chacun tout comme le http://www.choco-story.be que nous avons visité l'après midi (Sis à 200 mètres, donc pas besoin de GPS...) très captivant notamment pour ses dégustations.
Nous ne pouvions nous en retourner sur la région lilloise sans passer par la côte Belge, juste histoire de prendre un bon bol d'air iodé, ce qui conclut une journée qui a tenu toutes ses promesses.
A bientôt pour de nouvelles aventures.
Zident

20:10 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.10.2010
American wild tour in ....Belgium !
À moto comme dans la vie, on croit toujours avoir fait le tour de tout et de tout le monde jusqu'à ce que... l'on découvre quelque chose d'inédit. Dans le même ordre d'idée, force est de reconnaître qu'il n'est pourtant pas juste de dire: « Fontaine, je ne boirais pas de ton eau ..! ».
Et c'est ainsi que l'on se retrouve sur le rangs d'un rallye-carto doublement inédit pour nous tant il se déroule exclusivement de nuit qu'il est organisé et pratiqué par des fanas de Harley Davidson.
Toutefois, si le propos de ce billet n'est pas de mettre en avant qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, je tiens à préciser qu'à l'avenir je m'abstiendrai de hurler avec les loups.
Pour faire court, je pense que cette journée (Où devrais-je dire cette nuit.) restera positivement gravée dans les annales du M.C, aussi me suis je fait un devoir de vous la narrer.
Rendez vous était donné pour 16 Heures à la station BP. Étant donné les piteuses prévisions météorologiques pour les heures à venir, je ne m'attendais pas à rencontrer foule sur le tarmacadam de notre station service préférée. Cependant, 4 valeureux guerriers étaient déjà là, au pied de leurs montures. Je cite Michel S. et son diapason automatique, Michel V. sur son enclume outre rhénane, Alain M. et son frelon bridé ainsi que Gilou sur son forban du soleil levant. Mon ultimate bike et moi grossirent les rangs pour mettre le cap sur Mouscron où nous récupérions au passage: Mc Do et Sharon sur leur triporteur et Michel D. muni de sa bécane sauce bolognaise.
Nous étions tous contents à l'idée de passer au travers des averses qui s'étaient abattues sur la région les heures précédentes lorsqu'au moment d'entrer dans la cité des Hurlus nous ramassâmes une rincée biblique... digne de ce qu'à connu le père Noé. Le ton était donné, il était écrit que nous subirions ça durant toute notre expédition.
Une quarantaine de kms nous séparaient du lieu de rendez vous, en l'espèce: la concess' Harley sise à Roulers. Pour nous préserver, notre guide Michel D. décide de nous y amener en empruntant le grand ruban, sage décision !

Arrivés sur place, nous ne fûmes pas surpris de découvrir que la majorité (Pour ne pas dire la quasi totalité) des participants étaient venus au guidon de batteuses made in chewing-gumland. Une grosse soixantaine en tout dont 3 sublissimes Buell (Surtout la mienne..!). Personne ne nous dit mot mais nous nous apercevons très vite que nous ne collons pas vraiment au décor. En effet, où sont nos blousons à farloupes, nos gilets de cuir bardés de 30 kgs de pin's tel un général soviétique en fin de carrière, nos barbes, nos cheveux longs et nos indispensables chainettes reliant le portefeuille au jean's ? Non, nous sommes trop normaux. Pour un peu on ferait presque tâche..! Qu'à cela ne tienne, nous pénétrons tout de même dans l'antre du mal et qui sait, peut être ramènerons nous à la raison quelques unes de ces brebis égarées en les convainquant de rouler sur des machines plus en adéquation avec le 21 éme siècle ? Ah, douce utopie, quand tu nous tiens !
Dans la place, le concessionnaire (Qu'on appelle ici le Dealer ...) a bien fait les choses. On est ébloui devant un tel amoncellement de chromes et d'objets anciens. C'est bien simple, on se croirait dans la boutique d'un antiquaire à St Ouen. Blague mise à part, tout était fait pour que le biker de base puisse tomber en pâmoison devant sa belle. Un peu plus loin, jouxtant les locaux commerciaux, on nous indique le club house du M.C (Appelé ici: Chapter...). En voilà une taule qu'elle est bien ! L'ambiance y est feutrée et nous pouvons y déceler une atmosphère qui, par certains côtés, rappelle les troisièmes mardis de chaque mois, si vous voyez ce que je veux dire...
On me présente le président (Connu ici sous l'appelation de: Chapter director...), un grand costaud, barbu à l'air bonhomme, parfaitement bilingue et répondant strictement aux canons vestimentaires en us en un tel lieu (Voir plus haut.). Passées les politesses d'usage, nous nous inscrivons pour la grand messe et, à cet effet, nous nous voyons affublés d'un magnifique bracelet orange fluo, censé nous ouvrir les portes des check-points. À peine le temps de goinfrer un hamburger et hop, en piste !
Il est 18H00 précises et nous devons intégrer un cortège censé nous amener en la bonne ville d'Ypres d'où sera donné le départ de nos péripéties. Il nous semble que la colonne se doive d'être composée uniquement de machines en provenance de chez l'oncle Sam car mes petits camarades Casqu'route sont priés de se mettre en tête du cortège. Ils auraient pu en ressentir une certaine fierté si ce n'est que les photographes officiels de la maison Massey Ferguson ne voulaient voir que des brêles en provenance de Milwaukee sur la photo. Toutefois, les divines Buell étaient tolérées. Et c'est ainsi que je me vis intégrer la queue du peloton, entouré de gros barbus et d'une babe toute de cuir vêtue et chaussée de longues bottes à lacets et à talons hauts ornées de petits cœurs rouges (Comme c'est mimi...). Après une rapide revue exécutée par le « Sécurity officer », les « Road captains » se mettent en place. (Mais où vont ils chercher tous ces noms de comics amerloques et à quoi ça rime tout ça, j'vous jure ?). Sur un signe du Sécurity officer, les moteurs sont mis en route. Le sol tremble et les sismographes de l'observatoire d'Acapulco indiquent 3,5 sur l'échelle de Richter. Toutes les boîtes font alors entendre leur Klonk caractéristique (Sauf ma louloute qui produisit un très délicat cliquetis...) et le convoi s'ébranle dans un nuage bleu digne de celui de Tchernobyl.
Sur la manière de se déplacer, il n'y a rien à redire. Les road captain sécurisent les intersections et remontent la file avec l'agilité d'un brontosaure. Le convoi va bon train et frôle parfois la vitesse inimaginable de 60 Km/H. Je commence à me demander si à ce rythme là, on n'aurait pas du partir du matin pour arriver à Ypres avant 20 Heures..! Au sein de la colonne, le bruit est si assourdissant que pour fabriquer une boule quiés capable d'en atténuer les effets, il faudrait utiliser la totalité de la récolte des champs de coton de la Virginie du sud. Seules les vaches trouvent ça bien. En effet, à chaque fois que nous longions un pré où il y en avait, elles se mettaient à sauter dans tous les sens et à courir à nos côtés en meuglant à la mort. D'ailleurs, il n'était pas rare qu'un de ces braves bovidés coure plus vite que nous, la honte !
Mais il n'y a pas que les vaches qui sont fans de ce genre de spectacle. Dans de nombreux villages traversés, j'ai pu voir des badauds qui applaudissaient sur notre passage. Cela n'a pas échappé à certains acteurs motocyclistes, qui n'ont pu s'empêcher de se la jouer un peu, remake de l'équipée sauvage, si vous voyez ce que je veux dire... le frisson en moins !
Enfin nous arrivons à Ypres. Le chapter director nous indique alors que nous avons quartier libre durant une trentaine de minutes, juste le temps de prendre une petite collation en complément de celle prise à la concess' et qui, rappelez vous, fût frugale. Alors que nous dégotions un petit établissement jugé convenable, nous nous aperçûmes de la disparition de Sharon. Cette dernière s'étant vue contrainte, dans l'urgence, de se délester de liquides résiduels encombrants, n'avait pas prêté attention à nous et nous avait perdu de vue. C'est alors, qu'au bord des pleurs, elle s'est vue recueillie par une troupe de bikers barbus à l'accent guttural et qui s'obstinaient à l'appeler « Jacqueline ». Ce prénom lui seyant à merveille, Mc Do décida illico qu'il continuerait a l'affubler de ce sympathique sobriquet. Nous aussi!


19H50, les road captain battent le rappel, il faut impérativement que nous soyons à 20H00, porte de Menin, pour assister à la cérémonie de la sonnerie aux morts. La chose est solennelle et la foule est venue nombreuse. Devant le côté militaire et officiel de la chose, je suis surpris de voir qu'un représentant du chapter se situe à une place d'honneur, porteur d'un drapeau aux couleurs « Harley Davidson ». Le cérémonial revêt un aspect auguste et bien que la présence de ce camarade motard me semble atypique en un tel lieu, elle ne semble choquer ni déranger personne.
L'ambiance étant quelque peu retombée (Comme la pluie d'ailleurs !), il était temps de repasser à des choses un peu plus légères.
Vînt enfin le moment où nous entrons en possession des road-book et là, quelle ne fut pas la surprise de certain(e)s. Le précieux guide était rédigé dans la langue de Britney spears (Oui, je trouve que Shakespeare ça fait trop pompeux..!). C'est à ce moment précis que j'ai vu la plupart des mines se déconfire. Les 3 Michel étaient persuadés que tout était écrit en code et qu'il suffisait d'en trouver la clef. Alain M. faisait appel à ses plus lointains souvenirs scolaires avant de se remémorer qu'à l'époque, il avait opté pour la langue de Goethe. Quand à Mc Do, il semblait dubitatif tout à sa remembrance de sa dernière expérience où il avait voulu s'exprimer en anglais en remerciant chaleureusement un autochtone à qui il avait demandé son chemin par un tonitruant « Fuck you very mutch... ». Pour ma part, ne disposant pas d'un dispositif permettant la lecture en roulant et étant coiffé d'un casque tellement moulant qu'il m'est impossible d'y insérer une paire de lunette, je m'étais mis hors-jeu. Ne restait plus que Jacqueline/Sharon qui, nous le savons tous, parvient à s'exprimer dans toutes les langues connues… en articulant exagérément un Français des plus urbain. Et c'est ainsi que l'équipage du transpalette canadien prit la tête de notre groupe.
Pas trop de problèmes pour s'extraire du centre-ville, la direction étant indiquée par un fléchage approprié. C'est à peine plus de deux kilomètres après être sortis d'Ypres que survînt le premier plantage. En effet, alerté par le fait que nous ne voyions aucun autre concurrent tout comme le fait que la signalisation aussi bien verticale qu'horizontale ne mentionnait aucune indication édictée par Jacqueline, Mc Do s'arrêtait faire le point environ tous les 75 mètres.
Intrigué, je me porte alors à la hauteur de notre Motard-pizzaïolo en grande conversation avec sa navigatrice. Ceux-ci semblaient avoir un différent quand à l'interprétation à donner sur une indication en particulier. Prêtant une oreille attentive, je crois saisir que Sharon avait prescrit à son pilote de mari de prendre la direction de Zonnebèke puis de suivre « Beufaure ». Mc Do était quant à lui, persuadé que nous allions traverser une zone 30 avant de prendre la direction du beffroi de Brugge. Interloqué, je suggérais alors une pause dans le débat qui devenait houleux, sortais mes lunettes et jetais un œil sur l'objet du litige. Et c'est non sans effroi que je lis ceci: « Follow Zillebèke and before the bridge, keep right ». Mon bon cœur m'interdit alors de faire de la peine à Laurel et Hardy, aussi suggérais je alors de prendre la direction des opérations en me débrouillant avec les moyens du bord. Bizarrement, nos deux guides de l'extrême acceptèrent spontanément de me laisser leur place.
Remis sur les rails, c'est sous une pluie de plus en plus insidieuse que nous arrivâmes au premier check-point, à Stuyvenkerke. Pour y arriver, nous avons longé (De très prés) un charmant petit canal sur environ 3 kms, et bien croyez moi ou non mais Michel S. n'en a jamais soupçonné sa présence... Sur place, une boisson chaude est de rigueur et les organisateurs avaient tout prévu. Cependant, il n'est de plaisir qui dure, aussi petit soit il et il est l'heure de reprendre la route.
Le temps se dégrade de plus en plus, maintenant le vent s'est mis de la partie mais qu'à cela ne tienne, nous tenons le cap. La campagne traversée semble être pleine de charme mais les routes ne nous permettent pas de folâtrer nez au vent. Sinueuses et boueuses à souhait, elles sont dorénavant jonchées de branches, feuilles et autres dangers potentiels. Malgré tout, nous parvenons tout de même à rattraper une bande de Harleyistes et je me dis qu'en leur « Suçant la roue » jusqu'au prochain check-point nous nous la jouerons cool tout en nous refaisant une santé. Toutefois les gaillards ne me semblent pas sûrs d'eux et il ne s'agit pas de miser sur un mauvais cheval. Je me méfie de leurs décisions et bien m'en prend car, au détour d'une patte d'oie en pleine campagne, ils optent pour la mauvaise direction. Dommage...
Nous voilà, tant bien que mal, arrivés au deuxième check-point sis à Beveren. L'endroit est charmant et bien choisi. C'est à la fois simple et assez discrètement typé « Motard » avec une véritable Moto Morini «Clouée » sur le mur, derrière le snooker. Malgré l'heure avancée, l'établissement est blindé de monde et pas seulement par des gens sur le rallye. C'est ça aussi la Belgique, des petits endroits qui ne payent pas de mine mais où on peut voir se côtoyer des mondes diamétralement opposés débattre de sujets aussi différents que la raréfaction des baleines à bosse où « Peut on utiliser une clé de 12 pour juguler les remontées d'essence dans le klaxon ? ». Nous nous sommes tellement plus à cet endroit que nous nous promettons d'y repasser sur une de nos prochaines sortie, y a qu'à voir !
Au sortir de cet havre, je me sens tout guilleret et d'un coup, d'un seul, je décide de jouer les Jacky's en équipant ma somptueuse monture, d'avant-gardistes bouchons de valve lumineux. Au début, mes coreligionnaires les avisaient d'un air pour le moins sceptique voire amusé mais qu'à cela ne tienne, avec ces attributs futuristes, mon destrier prenait de faux airs de « Tonnerre mécanique » (Là je fait appel à votre culture télévisuelle). Grand mal m'en prît, comme vous pourrez vous en rendre compte en parcourant la suite de ce récit.
Les routes sont toujours aussi piègeuses et malgré la fatigue qui commence à se faire sentir, il nous faut redoubler d'attention. Malgré cela, au détour d'un champ de maïs, au sortir d'un virage pourtant négocié à allure modérée, Gillou fût surpris par une plaque de boue. Son « Bandit » n'en faisant qu'à sa tête, décide alors de suivre sa propre route qui, fortuitement, n'était pas la même que celle qui était tracée dans la cambrousse où nous croisions. Nonobstant les humeurs de sa machine, Gillou tenta d'en reprendre le contrôle, en vain... S'ensuit un superbe vautrage sur le bas-côté herbeux se soldant par une petite casse matérielle au niveau du cligno avant droit. Pas de bobo, c'est l'essentiel. Dans le même ordre de manœuvre, c'est Michel S. qui s'est fendu d'une figure digne du cirque Médrano avec double volte, serpentine, ruade arrière et rétablissement miraculeux suivi d'une pause pipi-de-la-peur. Le message est clair, nous devons redoubler de prudence. Seulement, je ne peux m'empêcher de penser qu'un personnage en particulier y trouvera à sourire en parcourant ces lignes. Hé oui, la casquette/gamelle va enfin changer de tête...
Au fil des kilomètres, le parcours nous amène à traverser la frontière Belgo-Française, juste avant de compléter les pleins. À la vue de panneaux d'indication à consonance familière, je vois des sourires poindre à nouveau sur les visages. Pour un peu, Jacqueline/Sharon serait prête à reprendre la direction des opérations. On va peut être attendre un peu...
Le 3éme check-point nous conduit sur la grand place de Cassel, désertée à cette heure de la nuit. Nous y trouvons 2 contrôleurs/bikers blasés qui nous apprennent que nous nous situons dans le haut du deuxième tiers des concurrents qui se présentent à eux. Comment avons nous pu réaliser cette performance en ne dépassant personne ? En ce lieu se trouve également un limonadier visiblement fatigué, tentant malgré tout de faire bonne figure, et un client passablement imbibé qui, à 03H00 du mat', carbure toujours au Ricard CQFD.
Au moment de nous remettre en piste, je fais bien de me montrer prudent sur les pavés rendus extrêmement glissants par la pluie. En effet, la moto me semble lourde, difficile à manier à basse comme à vitesse moyenne et j'éprouve toutes les difficultés du monde à l'incliner dans une toute petite courbe. Vérification faite, mes pneus avant et arrière sont passablement dégonflés. Les coupables sont vite désignés, ce sont ces de bouchons lumineux qui ont fait appui sur l'obus de valve. Que faire ? Nous sommes au milieux de nul part, à une heure pas chrétienne. Toutefois, je vois arriver dans mon dos, un individu surgit du néant, me proposer son aide tout en me spécifiant par avance qu'il ne dispose d'aucun élément susceptible de me dépanner. Comme il se doit, je le remercie et je décide de tenter rallier la frontière où je crois savoir qu'il s'y trouve un gonfleur. Mais avant je fais définitivement disparaître la Jacky's touch qui m'a mis dans cette situation des plus inconfortable.
Cahin caha nous arrivâmes à la dite station et, miracle du monde moderne, un gonfleur automatique me tend les bras. Le problème, c'est que nous n'avons pas été trop de 4 pour en comprendre le fonctionnement. Entre un embout qui ne s'adapte pas sur la valve et une explication sur la mise en fonction traduite directement du mandarin par un orthophoniste bègue islandais, bonjour la galère. Malgré tout, nous parvenons tout de même à regonfler tout ça et c'est avec des pneus aussi durs que du granit que nous embrayons.
Au fil de nos pérégrinations nous sommes amenés à gravir le célébrissime Mont noir. C'est à son sommet que les organisateurs avaient décidé d'y installer un check-point surprise. Tellement surprise d'ailleurs que les contrôleurs semblaient surpris eux mêmes de nous y voir. À les entendre, nous remontions toujours dans le classement. Ils nous informent également que beaucoup de concurrents avaient jeté l'éponge et étaient repartis chez eux, astiquer leurs chromes. C'était donc ça !
Pour rejoindre le check-point suivant, la route se révèle plus belle et par voie de conséquence, moins fatigante et à bien regarder les traits tirés de mes petits camarade, je dois reconnaître que cette nouvelle est bienvenue.
Le dernier check-point nous conduit au petit village de Trombroek, chez notre ami Francis, plus connu sous son nom de guerre: « 6 ». Mouscron se situe à un jet de pierre, à peine mais les régionaux de l'étape décident tout de même de poursuivre l'aventure jusqu'au bout, à une cinquantaine de kilomètres de là. Bel effort ! En même temps, après tout ce que nous venions de vivre, ça aurait été trop bête. Les Michel S. et V. ainsi qu'Alain par contre, sont arrivés au bout de leurs forces, notamment ce dernier qui, récemment sorti d'une opération chirurgicale lourde, fait montre depuis quelques heures déjà, d'une claudication allant s'aggravant. Chapeau l'artiste, c'est par là que l'on peut voir tout l'amour que tu portes à la moto. Les deux Michel affichent quand à eux des mines de déterrés et nous informent que des agapes les attendent dans la journée qui point.
Alors que nous tergiversions sur la direction à prendre pour parachever le circuit, je vis 2 bikers arborant des gilets fluo floqués « Road captain » démarrant de chez « 6 ». Sans chercher à comprendre, je leur file aussitôt le train en espérant qu'ils se rendraient bien au point final de ce trip. Derrière moi, le reste de l'équipe a saisi la manœuvre et enquille tout de go. A présent, il pleut des poutres et jamais l'aphorisme: « Ne plus avoir un poil de sec » n'a été aussi approprié. Nos guides involontaires empruntent l'autoroute à un train de sénateur, ce qui me fait ronger mon frein mais bon, « Ça sent l'écurie tout de même..! ».
Enfin, nous arrivons à la concess'. Bizarrement, je vois très peu de moto qui stationnent devant celle-ci. Nous pénétrons tout de même dans le club house pour y valider notre dernière partie de road-book et y recevoir notre trophée. Ce dernier se compose d'un pin's que nous nous jurons de porter, tellement il nous semble mérité. Bon prince, Gillou valide les R.B de nos petits camarades afin que ceux-ci puissent également exhiber leur décoration. Après tout, ils l'ont mérité tout autant que nous !
Et voilà, nous sommes à la fin de notre histoire. Tout en avalant un petit déj' somme toute un peu chiche, nous nous mettons en devoir de refaire le monde en riant de nos mésaventures qui, à peine quelques heures plut tôt, nous causaient soucis. Le « Chapter director » vient nous adresser ses félicitations pour notre performance, notre bon état d'esprit et l'abnégation dont nous avons fait preuve jusqu'au bout de cette épreuve. Bien qu'étonnés de la chose, nous finissons par mieux comprendre sa démarche lorsqu'il nous explique que les abandons ont été légion dans ses rangs, tout comme certaines critiques qui, à mon sens, n'avaient pas lieu d'être. Enfin, nous on roule peut être pas en H.D mais... on roule !
Et c'est fatigué, trempé, frigorifié mais heureux que j'avalais, devant le spectacle grandiose qu'offre potron-minet, les derniers 70 kms, sous la pluie, qui me séparaient de mes quartiers.
A bientôt pour de nouvelles équipées !
Zident

13:31 Publié dans Loisirs, Moto club | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moto club
02.07.2010
Alsace 2010
L’organisation.
Depuis déjà plusieurs mois, Michel Alias MICHOU, préparait ce séjour d’une main de maître, digne des grands tour opérators. Logement, repas, itinéraires, visites, tout lui était passé entre les mains afin que ce voyage soit réglé comme une horloge. Malheureusement notre dieu Michou n’avait aucune maîtrise de la météo! Notre escapade se déroulant juste sur la période des Saints de glace, pas toujours vrais les années précédentes, mais en 2010 le dicton se révéla juste T° de 3° au matin et d’un maxi de 12° sous abri, plus de la pluie, du vent léger etc.… bref un temps d’automne! Mais cela ne nous rebute pas! ça n’est pas un onglet, un sous-vêtement mouillé, une glissade ou deux qui vont gâcher ces moments de bonheur et d’amitié, dans la famille Casqu’route.
Le départ
6 heures, l’heure du RDV pour un départ a 6h15. A 6 heures toutes et tous étaient présents avec quelques traces oreillers pour certains, sauf un et je vous le donne en mille Emile? Non je vous laisse deviner! Une excuse de taille « la station BP n'ouvre qu’a 6h30 » elle vaut ce qu'elle vaut! Certains d’entre nous avons fait notre plein a une station automate tout proche. Ce filou retombe toujours sur ses pattes, même tôt le matin, j’ai un doute sur cette excuse, mais enfin !
6H40 nous voila partis pour cinq jours de plaisir. Après 200 kms certaines de nos machines nous réclament à boire, et tous avaient besoin de se soumettre à un besoin naturel. Chose faite, sauf pour nos charmantes passagères les pauvres, un simple tronc d’arbre ne leur convient pas!
Dix minutes plus tard leur vœu était exaucé dans un petit estaminet de village. Nous étions tout heureux de cette pause, nous réchauffer un peu, hé oui ça caille ce matin! Même Martial, le plus résistant au froid, se plaint de frissons en plein mois de mai. Café, thé, viennoiseries nous font un bien énorme afin de poursuivre notre chemin. Une pause déjeuner à Pagny sur Meuse dans un routier avec des formules repas appréciables où Michou a ses habitudes. Sur ce lieu de pause nous y ravitaillons nos montures en SP95. Hé oui, il faut compter un bon 650 kms pour rejoindre la région natale de Marielle. Pour le restant du trajet, deux groupes se forment: Moi avec mon engin agricole qui peine à doubler les 40 tonnes, et le reste de la troupe plus agile pour ce genre de manœuvre, avec deux itinéraires: Un via un tunnel, l’autre par un col réputé dans notre monde motardeste. Mais c’est ensemble, à quelques secondes près, que nous arrivâmes chez nos hôtes.
L’accueil.
Patricia et Jean Paul Flechers habitent avec leurs enfants, un charmant village nommé Ohnenheim, proche de Colmar. Ils nous ont accueilli les bras ouverts. A peine le temps de béquiller que déjà un large choix de boissons rafraîchissantes nous était proposé, accompagné de divers amuses bouches. Le courant passa très vite entre nous. Jean Paul est un personnage d'une qualité rarissime de nos jours. Lui et les siens, se plient en quatre pour nous satisfaire, a l’écoute de tous nos besoins, au point qu’il avait fixé les menus pour les quatre repas du soir. Cette fine oreille avait noté que l’un d’entre nous, avait entrepris un régime alimentaire strict et difficilement réalisable dans ce genre de séjour. C’est avec plaisir qu’il trouva de quoi alimenter et satisfaire haut la main, notre courageux et sérieux homme dans la poursuite de son exercice d'équilibre bromatologique. « Je tire mon chapeau a Zident pour sa volonté et son mental de fer dans cette épreuve qu’il s’afflige en nous montrant un bel exemple sur la nature humaine que peu d’entre nous sont capables de relever en de telles circonstances. Il nous dit souvent, « Quand ont veut, on peut. » C’est sûr que si sa candidature avait été retenue pour l’émission Koh-Lanta, un champion en puissance les attendait…. Mais va savoir un jour peut-être il crèvera le petit écran notre chef de file ? En attendant, bravo pour sa détermination!
Les logements
Michou répartit les chambrées. Gîtes neufs, décorés avec goût, d’une propreté irréprochable que dire: magnifique! Le premier gîte se compose de deux chambres et une salle de bain suivi au RDC d’une pièce à vivre avec canapé-lit bien confortable je vous le confirme, c’était notre lieux de récupération une fois le soleil couché. Cuisine équipée, table, chaises, téloche. Le deuxième gîte comporte une pièce avec deux lits d’une personne, d’une cuisine équipée avec tout le confort, d’une salle de bain et au 1 étage, d’une chambre luxueuse « D’après les dires de ma voisine de lit ». Chacun y trouva facilement ses marques.
Puis vient enfin la chambre de Martial, champion du monde en ronflement, obligé de se mettre en aparté pour la récupération correcte du reste du groupe. Sa chambre était notre lieux de vie, équipée d’une grande table ronde pouvant accueillir plus de 18 personnes, bien conviviale et pratique pour remplir des dossiers photos sur tous les bougres présents, « Hé Katherine, tu m’en filera quelques-unes une pour mes dossiers personnel, d’avance merci! Mais tant pis pour toi, la vengeance du Zid tu subiras. Quand ont joue avec le feu ont se prûlle ».
Les petits déjeuners.
Servis en buffet, comme en club de vacances, nombreux choix en pains, fromages, charcuteries, confitures maison, thé, café, chocolat, etc.… Toutes et tous, apprécions cette prestation avec JP toujours aux aguets, quelquefois q’une demande lui aurai échappé. Après ce repas indispensable, la troupe et vite prête à partir avaler les Kms du jour.
Les ballades.
Sur une moyenne de 230 kms par jour.
Au départ du premier jour la pluie avait fait son apparition, et l’envie ne nous envahissait pas. Après les enfilages de protection étanche, direction les Vosges. Le soleil brille derrière les crêtes. Sous la pluie pas de plaisir sur ces routes sinueuses, le col de la Shlutte dans les nuages, la pluie, le froid, j’avoue ne pas être à l’aise, même sur mon trois roues. Je devais ressembler à un hibou « De grands yeux et un tout petit trou du Q ». En bas on pouvait voir un peu le soleil de temps en temps, caché par un nuage, mais par bonheur, la pluie est bloquée par les sommets vosgiens. Direction chez Bernard et Christiane, amis de longue date de notre boullissure « Martial ». Après le repas direction l’Alsace, de nouveaux cols dans Les mêmes conditions. En bas la pluie avait cessé, et tout le groupe se fit plaisir à sa main, sur des routes sinueuses et de merveilleux paysages que Michou nous faisait découvrir.
Deuxième jour direction l’Allemagne « Fribourg » houla j’ai oublié une information importante, nous avions gonflé le groupe de deux charmantes personnes: Nanou et Marielle. Notre groupe de Tamalous, venus nous rejoindre en voiture l'après midi du premier jour. Franchissement du Rhin à l'aide d' un bac, pour le fun, où nos deux Tamalous ont réussi à avoir le mal de mer et devoir descendre de leur voiture pour se remettre, « 4 minutes de traversée pour information ». Le passage de la ville de Fribourg ne fut pas chose facile, une circulation intense, risque de dessouder le groupe motos, Fenwick, voiture. Sortis de ce labyrinthe nous prenons la direction du col Feldberg Schwarzwald, une différence d’Ascension. Chez nous, petites routes, petites courbes, chez nos voisins, autoroute 2x2 voies et grandes courbes, sol un peu humide, le plaisir monte dans chaque pilote, et l’élastique se tend au fil des Kms. Moi je reste juste devant la voiture, pas trop à l’aise. Mon engin s’écrase bizarrement dans les courbes et je ne maîtrise pas trop mes trajectoires. Pas-grave je baisse un peu l’allure, des paysages verdoyant défilent, c’est splendide! Soudain j’aperçois Luc, le pilote de grosse Bertha a l’arrêt sur un parking, une panne ???! Je le rejoint, suivi par Zident, un doute! Après un carrefour, Luc a vu un groupe de motards a l’arrêt sur la droite et se demande si ce n’est pas le notre. Bizarre, d’habitude une moto attend à chaque changement de direction. J’allume mon GPS Belge et Luc son GPS Frenchie. Surprise, deux distances: Une a 8 Kms et l’autre a 53 Kms. Zident réagi de suite « On n’est pas dans la panade et l'épisode du Ring de Bruxelles lui revient à l’esprit (Voir la NL n° 5 http://mc-casquroute.jimdo.com/archives/archives-nl/ ), une veille situation vécue par le club avec un GPS en ouverture….. » On peaufine le réglage et nous tombons d’accord pour 8Kms. Seulement à gauche ou à droite ? Après deux demi-tours périlleux (circulation intense et rapide dans des courbes sans visibilité), nous croisons le groupe venu à notre recherche. Au sommet du col, où se tenait notre pause déjeuner du jour, le temps n’est pas de la partie, 4°c, couvert, le paysage lui et magnifique et je l’imagine sous le soleil. Retour vers l’Alsace sous une pluie fine et brouillard vite oublié à l’approche de la plaine, Michou essaie d’éviter Fribourg mais pas de chance ont la traverse de nouveau. balade à travers les vignes, les petits villages colorés, charmants, accueillants, je suis agréablement surpris par la beauté de cette région.
Troisième jour, le meilleur pour la météo coté Alsace, par contre les crêtes Vosgiennes sont dans les nuages, une visite de cave est au programme. Après 50 minutes de route de campagne nous
béquillons devant la maison du viticulteur «Domaine Kehren, dans la commune de Voegtlinshoffen ». Dégustation d’une douzaine de crus, du plus sec au plus liquoreux, suivi de la visite d’une partie de leurs caves pour finir par la case boutique. Direction le restaurant La Couronne dans le Village de ??? , où notre table nous attendait. Nous étions un peu en retard, et le circuit programmé fut réduit au plus court. Après ce repas royal, certaines filles désirent visiter le vieux Lille ..??? Mais non Marielle, le Vieux Colmar ! Petit défaut d’orientation de notre Gaston au féminin du club, on ne se lasse pas de ses boulettes, au point ou certains d’entre nous les provoquent. Les deux roues, pardon le reste de la troupe, prend la direction des Vosges par des petit cols « Moins de 700 mètres ». De belles routes, du soleil, des paysages grandioses, un arrêt chez le cousin de Michou, personnage fort agréable, qui nous attendait les bras ouverts, accompagné par sa voisine très charmante. Ils nous avaient préparé une table de divers remontants, chauds ou froids, accompagnés d’amuses bouches salés et sucrés. On sortait de table, pas évident de se restaurer de nouveau et ne pas froisser nos hôtes ! Tous cela devant un tableau de mère nature, agrémenté de chevaux qui gambadent paisiblement: Moment fort de la vie au plus simple.
Retour vers notre lieu de récupération, on fait le plein en carburant afin de gagner du temps pour le retour, et selon notre rituel journalier, un arrêt dans un lieu nostalgique pour le chef de file du séjour. Lieu fortement accueillant, chargé de légendes, de fait divers, de lendemains difficiles que Michou garde bien secrets malgré nos demandes et questionnements répétitifs. Le café « Chez DéDé », pas besoin de le gratter le bougre. Son accueil est naturellement chaleureux, un bon lieu de convivialité où ’il ne faut pas s'attarder car embuscade assurée tu auras, si tu te lie avec ses habitués.
Les déjeuners.
Premier, un BBQ de luxe entièrement organisé, par Christiane et Bernard aidés de leur fille. Nous devions juste passer leur faire un petit coucou confirmé par téléphone mais au bout de 3 minutes de communication Martial nous informe de notre lieu de restauration du jour: « Martial fait pas ch... ça nous fait plaisir, et tu nous froisserais si tu refuse. Prends ton temps, je m’occupe des courses et des préparations. » Le cœur des gens du Nord: Quand y en a pour trois y en a pour treize.
Une famille que nous apprécions. Devenue incontournable au fil des années au sein de notre club de baroudeur sur bitume: « Organisation de séjours dans les Vosges, découverte de circuits a travers les crêtes Vosgiennes, de pique-nique en pleine nature, d’un besoin de faire plaisir au naturel. » Je vous passe les détails mais rien ne manquait à table, suivi par des fromages à caractères puissants et de la pâtisserie au choix mon neveu et d’un pitchecaf.
Deuxième, au col de Feldberg Schwarzwald, en Allemagne, surprise ! sur la taille de nos bières, séance de musculation pour les amateurs, celle-ci est un peu trop Amère a mon goût mais ma soif l’emporta. La prise de commande ne fut pas chose simple, serveuse non bilingue ainsi que la plupart d’entre nous, sauf notre zident qui parle toutes les langues de la terre et de l’univers et Marielle qui lui reste un peu d’Allemand de sa tendre jeunesse. Nous fûmes surpris, par l’appellation pour les cuisson des viandes rouge, surtout notre nain de service Dij-macadam, bien cuit « je n’ai pas imprimé » à point « médium » jusque la rien de drôle par contre pour saignant « tout simplement English » il a fallut le répéter trois fois pour Didier bien sur, suivi de son légendaire fou rire de hyène. Repas simple j’avais une petite Nostalgie sur le BBQ de la veille, je passe sur la saveur du café, même en Belgique ils font mieux.
Troisième, au restaurant A La Couronne dans le village de Scherwiller 67750 http: //www.couronne.com. Un peu à la bourre, la table nous attendait ainsi que les personnels de service. La commande fût rapide, Choucroute pour tout le monde sauf quatre personnels féminins qui se sont rabattus sur des salades gastronomiques maison. Celles ci étaient énormes, et la choucroute servie dans un plat de plus d'un mètre par le patron en personne. Un défi nous fût alors lancé : Que nous n'en arriverions pas au bout ! Bien qu' excellente, il avait raison nous n'avons pas réussi à finir le plat, malgré deux à quatre assiettes par personne. Puis un petit dessert, tout était en quantité et qualité, un régal! J'ai eu du mal à en venir
au bout, sauf Sharon qui a calé sur sa meringue glacée, et interpellé toutes et tous, pour l’aider « tu veux goûter elle trop bonne ! » nous n'étions pas au bout des surprises de ce lieux épicurien. Les toilettes: Un musée ayant pour thème vingt mille lieux sous les mers de Jules Verne. Surprenants les détails du « Chiotilus »! On y passe facilement quinze minutes mais sans se soulager, jamais vu ça, en de tels lieux, bravo pour l’idée et la conception, un passage obligatoire et gratuit.
Une bonne adresse Gastronomique.
Les soupers.
Pas facile de vous parler de ces moments forts en convivialité, de ces hôtes à notre écoute, qui prenaient plaisir à trinquer et échanger diverses coutumes de leur région. La table de bienvenue était achalandée de divers amuses gueules salés, de petites crudités, d’amer bière, de jus de pomme maison, jus d’orange, vin blanc liquoreux, les repas étaient tous typiquement Alsacien. Je ne me souviens pas très bien des noms et je ne suis pas certain de leurs orthographes mais c'était un vrai régal servi en assiette par JP et Patricia. Toute la famille met la main à la patte. « Un plat de trois viandes marinées, agrémenté de pommes de terre, d’oignons, mijoté lentement en terrine, un pot au feu régional, un jambonneau avec choucroute, de pizzas Alsaciennes maison, variées en garniture à chaque apparition, cuisinées par leur fil de quinze ans, suivi de fromages, de desserts succulents, de café ou thé avec la dégustation de smashes parfumés et costauds. Les fins de soirée, JP prenait plaisir a nous lancer une devinette sur la puissance du smashe du jour. Coco gagna tous les défis. Ou de sortir son accordéon, bigre il a plusieurs cordes a son arc, je me serai presque imaginé au bureau, et de demander timidement si quelqu’un pousse la chansonnette parmi nous ! Je pensais avoir des amis, mais fausse illusion, ils m'ont tous balancé, sans exception et je dus m’exécuter avec plaisir a pousser ma chansonnette préférée. Après une courte période de chauffe, tout le monde est plié ! Je ne comprend toujours pas pourquoi aujourd’hui, cette simple chansonnette des Cape nouilles « Et sin pi halo in sin et in sin halo sin pi » même Patricia en fit un rêve ou un cauchemar, et me fit une confidence le lendemain, qu’à mon prochain séjour on la chantera ensemble. quel succès planétaire les Cape nouilles. Pour moi le lendemain fut particulier avec l’impression d’avoir les cheveux qui me poussent à l’intérieur! Pas bien, mais que de bons souvenirs.
Le retour
Toutes bonnes choses ont une fin, déjà le trajet de retour, avec beaucoup de regrets. Chacun chargea ses petits bagages sur son moyen de locomotion. Carole n’avait pas fait de lèche vitrine ! Bizarre, beaucoup de misère a fermer mes valises, plus volumineux qu’a mon arrivée. Un petit déjeuner bien équilibré, un bref regard dans les chambrées en cas d’oubli, au revoir à toute la formidable famille Flechers au complet ce matin de départ, nous voilà sur la route vers notre Nord. Météo ensoleillée, un dernier petit col vosgien, nous circulons sur une voie rapide interminable, bien chargés, beaucoup de motos, allure maîtrisée, et d’un coup notre chef file du jour accélère « Michou » suivi par Gilles. On les perd, mais chacun connaissait le point de restauration. Le même qu’à l’aller, pas bien grave, leurs explications d’échappée « Michou doublé par une FJR bleue la poursuit persuadé que c’était Didier, et Gilles suivit pour prévenir Michou que c’était une FJR immatriculée au Royaume de Belgique. » là, il y a débat entre nous, au sujet du Trophée Gamelle. Martial, ta gloire et bientôt finie ! Au resto, l’accueil n’était pas pareil qu'à l’aller. Changement de serveuse et explication différente sur les formules du repas.
La suite du retour fut réalisée par routes secondaires plus agréables. Pour ma part je pris les mêmes, seul, trop de circulation sur ce retour de week-end de Pentecôte, et pas facile de doubler en toute sécurité lorsque l'on est en trois roues.
La synthèse :
Un formidable séjour, bien organisé même avec cette météo d’automne. Encore un moment fort qui restera gravé en nos mémoires, dans la Famille Casqu’Route. Pour ma part, après un bon réglage de mes amortisseurs avant, je me suis fait un grand plaisir sur ces routes sinueuses, il y avez longtemps, et je retournerais dans cette région magnifique.
« le résumé fétiche de Martial » Très très bien à refaire !

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